Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Suppression des images

Vendredi 21 juillet 2017

Bonjour bonjour !

Ce blog est à l’abandon depuis des années, et le restera sûrement indéfiniment. Je le laisse en ligne parce que je me suis embêté à écrire des articles, et ça serait dommage qu’ils soient perdus, si ça se trouve ça peut encore intéresser des visiteurs impromptus.

Il y a un excellent blog que je vous invite à suivre si vous êtres frustrés de l’abandon du mien, il s’agit de Strange Stuff And Funky Things et il est bien meilleur que ce que le mien aura jamais été.

Pour finir, en regardant les statistiques de traffic sur mon site, je me suis aperçu que beaucoup de visites provenaient de recherches d’images sur les moteurs de recherche. Et ça m’a ennuyé, parce que je n’ai jamais été sérieux là dessus, je piquais des images sur le web sans chercher ni créditer les photographes.
Je me disais que de toute façon mon blog était trop peu connu pour que ça fasse grand mal…

Sauf qu’avec les années et le référencement, les photos hébergées ici se sont retrouvées très haut dans google… Et je n’ai pas envie de rester un fournisseur de photos volées. Donc voilà c’est fait, j’ai tout supprimé. Les articles sont moins jolis et agréables à lire, mais tant pis pour moi.

Toutes mes excuses aux photographes pour mon manque de respect. Je ne me rendais pas compte.

Nager c’est pour les faibles ! Partie 2 : Exocoetidae

Vendredi 15 novembre 2013

Marcher aussi c’est pour les faibles ! L’exocet lui est d’une autre trempe, il ne se contente pas de barboter dans les flaques ou de sautiller sur le sable, non, non, non, tout ça c’est trop mainstream.

Appelés plus communément poissons volants, ils vivent dans tous les océans de la planète, principalement dans les eaux chaudes des zones intertropicales et tempérées.

Leurs nageoires pectorales sont hypertrophiées au point de pouvoir servir d’ailes. Alors ils ne volent pas totalement, mais peuvent planer sur une longueur pouvant atteindre 50 mètres à une vitesse dépassant les 60km/h.

Imaginez le petit poisson innocent nageant tranquillement près de la surface de l’eau et qui voit un terrifiant exocoetidae de 30cm la gueule ouverte fondant sauvagement sur lui… imaginez le… IMAGINEZ LE ! Et faites le bien parce que vous ne verrez jamais ça dans la réalité. En effet ces sympathiques voltigeurs se nourrissent uniquement de plancton. Leur capacité à planer est probablement un moyen d’échapper rapidement à leurs prédateurs

Le lobe inférieur de leur nageoire caudale est également très développé, car c’est en battant de la queue qu’ils prennent l’élan nécessaire pour jaillir et planer hors de l’eau. Plus le lobe inférieur est long, plus longtemps il reste plongé dans l’eau. Lorsque leur vol plané touche à sa fin, il arrive qu’ils replongent leur nageoire caudale juste assez pour reprendre de l’élan.

Bon, eh voilà, ce double article est maintenant terminé. J’en profite pour annoncer que j’arrête de maintenir un rythme mensuel de publication, désormais je sortirais un article quand ça me chante. Et ce sera probablement moins souvent… voire jamais. Enfin bon, en fonction de ma motivation quoi.

Ah oups, j’allais oublier la vidéo ! Crime ! Bref, voici une sympathique vidéo montrant le décollage d’un joyeux banc de poisson volants :

Nager c’est pour les faibles ! Partie 1 : Periophthalmus

Vendredi 15 novembre 2013

Quand je vous dis poisson, vous pensez à un machin vaguement oblong et écailleux pourvu de nageoire et qui passe son temps à barboter stupidement dans l’eau.

Eh bien certains d’entre eux se la jouent anticonformistes et se font la malle hors de l’élément liquide.

C’est le cas de ceux de l’espèce Periophthalmus, en effet ces petits malins se baladent tranquillement hors de l’eau sur les bords sablonneux et les racines des mangroves.

Ils sont aussi appelés poisson-grenouilles à cause de leur tendance à se déplacer en sautillant à l’aide de leur nageoires pectorales en forme de pattes. Ils se servent aussi de leur queue comme d’un ressort pour se propulser particulièrement loin.

Ils peuvent passer jusqu’à deux heures hors de l’eau, mais guère plus, en effet leur peau doit rester humide pour permettre les échanges d’oxygène avec l’air ambiant. Ils ne sont pas pourvus de poumons et respirent donc par la peau.

Très territoriaux et agressifs, ils se creusent des nids dans le sable dont l’embouchure est entourée d’un rempart de sable sur lequel ils se perchent pour guetter les potentiels visiteurs inopportuns. Dès qu’un autre poisson-grenouille s’approche, il est immédiatement et farouchement attaqué.

Leur yeux globuleux, exorbités et rétractiles leur permet d’avoir une vision totalement périphérique que ce soit dans ou hors de l’eau. Ils font une dizaine de centimètres et se nourrissent essentiellement d’insectes et de petits invertébrés.

Majoritairement terrestre mais toujours dépendants de l’élément aquatique, le mode de vie de ces Gobiidés nous donne des indications sur les scenarii évolutifs ayant permis la colonisation de la terre ferme par les vertébrés.

Je vous invite à visionner ce sympathique reportage sur leur mode de vie et notamment leurs différentes postures de combat :

L’article vide.

Mardi 15 octobre 2013

Pas d’article ce mois-ci.

Pour compenser, un article double le mois prochain !

Myxinidae

Dimanche 15 septembre 2013

Ahhh… la myxine, rien que ce nom qui fait penser à une maladie vénérienne annonce la couleur, ça va être bien sale ! Les anglophone l’appellent hagfish, hag signifiant un truc comme “vieille sorcière” on pourrait le traduire par le poisson de la vieille sorcière… BREF ! Celle bestiole est donc particulièrement mignonne et attendrissante.

Les membres de cette famille d’animaux aquatiques ressemblent à un croisement malsain entre une larve de goa’uld et un pénis de crocodile.

Ils font en moyenne une cinquantaine de centimètres, mais la taille est très variable selon les espèces, les plus petites (Myxine pequenoi et Myxine kuoi) font moins de 18 cm et la plus grande (Eptatretus goliath) peut atteindre 1m26. Leur couleur peut varier du rose au gris-bleu parfois tacheté de noir ou de blanc.

Ils possèdent un crâne mais n’ont ni colonne vertébrale ni mâchoire, cette particularité est unique dans l’arbre du vivant. Si bien que les biologistes se sont longtemps tapés dessus pour savoir si c’est un animal qui a perdu sa colonne vertébrale, ou si au contraire n’en a jamais développé au cours de son évolution. Actuellement la phylogénétique tends à considérer que cette famille, qui existe depuis 300 millions d’années, serait située à la base de la branche des vertébrés.

Nécrophages et opportunistes, les myxines se nourrissent de poissons morts ou blessés. Pour cela ils rentrent à l’intérieur par un orifice existant ou en creusant un trou à l’aide de leur langue cartilagineuse garnie de deux doubles rangées de dents en kératine.

Pour pouvoir déchirer la peau de leur proie, il leur arrive de faire un nœud coulant avec leur corps, qu’ils font glisser jusqu’à la victime afin de servir de point d’appui pour tirer sur la chair avec leur dents. (Hum difficile à expliquer comme ça, et la flemme de faire un schéma). Une fois dedans, ils la dévorent de l’intérieur.

Ces créatures anguiformes sont également capables d’absorber la manière organique dissoute dans l’eau à travers leur peau, ce qui leur permet de survivre pendant plusieurs mois sans se nourrir.

En cas d’attaques de prédateurs, ils se défendent d’une manière… imaginative. En effet, ils transforment l’eau qui les entourent en gélatine gluante ce qui a pour effet de ralentir, voire d’étouffer leur assaillant.

Pour réaliser cet étonnant exploit, les myxines disposent d’une centaine de glandes réparties le long de leur corps sécrétant des microfibres muqueuses, qui en s’imbibant de l’eau environnante prennent la forme d’une vingtaine de litres de matière visqueuse.

Ensuite, ils se débarrassent du mucus resté accroché à leur corps en utilisant une fois de plus leur aptitude à former des nœuds coulants avec leur corps.

Des scientifiques de l’université de Guelph, au Canada ont réussi, avec cette substance, à créer des fils cent fois plus fins qu’un cheveu humain, et d’une résistance équivalente à celle de la toile d’araignée.

Plus facile à produire que la soie, et plus écologique que les fibres synthétiques cette matière pourrait un jour intéresser l’industrie du textile.

Ils sont toutefois très difficile à élever, les cas de reproduction en captivité sont très rares, voire anecdotiques. On connais d’ailleurs peu de choses là dessus. Chez les espèces non-hermaphrodites, il y a cent fois plus de femelles que de mâles. Les femelles pondent des œuf qui s’agrègent les uns aux autres grâce à des touffes de poils fonctionnant comme des scratchs.

Dans la péninsule coréenne, l’espèce Eptatretus burgeri est consommée en plats comme du poisson frit, mais leurs sécrétions gluantes sont aussi mangées cuites comme du blanc d’œuf.

Pour finir, la traditionnelle vidéo :

Alphaeidae

Jeudi 15 août 2013

Si on vous demande quel est l’animal le plus bruyant de l’océan, vous allez penser en premier à une grosse bête genre le grand cachalot et vous auriez raison puisqu’il est capable d’émettre ses cliquetis avec une puissance de 230 décibels. Mais auriez vous songé à cette petite crevette mesurant entre 3 et 5 centimètres ?

Les crevettes de la familles des Alphaeridae sont reconnaissables à leur pince hypertrophiée à la forme si particulière.

Cette pince… c’est cette pince qui permet à cette petite crevette d’être le crustacé le plus bourrin de la planète proportionnellement à sa taille.

En effet son claquement projette un mince jet d’eau à une vitesse de 97 kilomètres par heures, mais surtout une onde de choc sonique de 218 décibels, mais ce n’est pas tout ! Ce brusque déplacement de liquide provoque la génération de bulles d’air qui vont par la suite imploser lorsque la pression redeviendra normale, provoquant ainsi un phénomène physique appelé sonoluminescence.
L’effondrement de la bulle sur elle même va provoquer un important dégagement de chaleur avoisinant les 4700 degrés Celsius et non, je ne me suis pas trompé d’un zéro. Ainsi qu’un intense flash lumineux toutefois trop court pour être visible à l’œil nu (entre 300 picosecondes et 10 nanosecondes).

Cet ensemble de phénomènes d’une bourrinitude absolue permet à notre crevette-pistolet (qui mérite décidément bien son surnom) d’assommer des crabes, voire de tuer instantanément de petits poissons. Ce qui lui permet ensuite de les dévorer sauvagement sans aucune forme de pitié.

Les rares aquariophiles à avoir tenté d’en élever en ont d’ailleurs fait les frais, puisque leur “tir” est tellement puissant qu’il est capable de briser les vitres d’aquarium.

Autre particularité, si cette fameuse pince, lors d’un combat ou d’un accident, est arrachée. La pince restante va se mettre à grossir et se déformer pour devenir une nouvelle arme. Tandis que le moignon repousse pour former une petite pince sans prétentions. Il se produit donc une inversion. C’est-ce qui explique que ces créatures puissent avoir leur pince hypertrophiée à droite ou à gauche selon les individus.

Tout comme diverses espèces de crevettes, il leur arrive de vivre en symbiose avec un gobie (Gobiidae). Partageant le même trou dans le sable, le poisson ne nourrit des restes de nourriture de l’alphaeidae. En échange, grâce à sa meilleure vue, il lui donne l’alerte en présence de prédateurs.

Il existe plus de 600 espèces de cette famille, parmi elles, on trouve Synalpheus regalis qui vit en colonies d’environ trois-cent individus dans des éponges ou des coraux, et possède une organisation similaire à celle des hyménoptères sociaux. Avec une reine-mère pondeuse, des ouvrières partageant les ressources alimentaires, et des guerriers brandissant leurs grosses pinces pour défendre tout ce petit monde.

L’accumulation de bruit provoquée par les claquements de pinces de ces crevettes cow-boy tirant à tout va façon western-spaguetti est telle, qu’elle brouille le sonar des sous-marins, ce qui leur permet parfois de se cacher.

Bon, il est temps pour moi de vous laisser en compagnie de cette charmante vidéo en slow motion :

Ambystoma mexicanum

Lundi 15 juillet 2013

Depuis le temps qu’il trimballe sa bouille rosâtre sur la bannière du blog, il n’est que justice de lui consacrer un article.

Ah ça on peut dire que l’Axolotl possède un physique difficile à oublier ! Il y a même un pokémon qui porte son nom, et presque son apparence.

Et il y a un ennemi dans le marais kwee du grand Final Fantasy IX qui est un Axolotl.

À croire que la fiction n’a plus rien à inventer.

Comme son nom latin l’indique, il vit au Mexique, dans les lacs et les Maar où ils se nourrissent de larves, d’insectes, de vers et de petits poissons qu’ils attrapent en les aspirant avec l’eau qui les entourent.

Il en existe des variétés de différentes couleurs, dans les tons de gris en passant par le brun et le cuivré chez la plupart des Ambystoma mexicanum sauvages, ceux qui vivent dans les grottes ou des lacs souterrains ont perdu leur pigmentation et sont blancs ou rosés. Et enfin il existe une variété albinos issue de la domestication destinée à la recherche puis l’aquariophilie.

À la recherche en effet, car ces créatures d’une taille variant entre quinze et trente centimètres, sont un sujet d’étude fascinant pour les scientifiques.

Tout d’abord, c’est une espèce très récente, voire en cours de formation. En effet ils sont issus d’une différentiation de Ambystoma tigrinum la salamandre tigrée américaine. Et illustrent bien le processus évolutif qui se produit lorsque deux groupes d’individus d’une même espèce se retrouvent séparées dans des milieux différents pendant suffisamment longtemps.

Toujours au regard de l’évolution, ils sont l’exemple vivant d’une “astuce” évolutive permettant des changements morphologiques radicaux chez une espèce : La néoténie, c’est la capacité chez une espèce à conserver ses caractères juvéniles à l’age adulte, c’est à dire à maturité sexuelle.

Imaginez un têtard qui ne se transformerait jamais en grenouille et pourrait se reproduire quand même.

Ainsi, contrairement à la salamandre tigrée, les axolotl conservent toute leur vies leurs branchies externes, leurs poumons atrophiés, leurs yeux sans paupières et leur mode de vie presque exclusivement aquatique.

Il arrive, très rarement dans la nature, qu’une baisse importante des eaux, induise Ambystoma mexicanum à se transformer en “adulte” afin de s’adapter aux conditions de vies terrestre. Il ressemble alors à une salamandre tigrée adulte.

Il est possible de reproduire artificiellement ce phénomène, en administrant à des axolotls une hormone appelée thyroxine qui est impliquée dans le passage du stade larvaire au stade adulte chez les amphibiens. De manière plus douce il est également possible de diminuer graduellement le niveau de l’eau dans un aquarium à axolotls.

L’autre particularité de ces étranges créatures est leur formidable capacité de régénération, ils peuvent faire repousser des membres entiers, voire même des organes complets comme leurs yeux par exemple. Et ils sont même capables de régénérer des portions de leur cerveau. Volverine peut aller se rhabiller.

Ces membres de l’ordre des urodèles sont aussi étudiés pour leur grande tolérance aux greffes, les scientifiques espèrent pouvoir s’en inspirer pour éviter les rejets dans les greffes médicales humaines.

Je vous invite à regarder ces quelques Axolotls en action :

Ornithorhynchus anatinus

Samedi 15 juin 2013

Comment faire un blog sur les créatures étranges sans parler de ce stupide animal l’ornithorynque ?

La superstar intercontinentale de l’improbabilité existentielle ! Le parangon ultime de l’excentricité dans le règne animal !

Le mammifère tellement bizarre qu’en 1799 lorsque George Kearsley Shaw reçu de la part du capitaine John Hunter, gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud, une peau de l’animal, commença d’abord par chercher les coutures en pensant à un canular.

Tellement grotesque que Kevin Smith dit dans l’intro de Dogma qu’il est la preuve que Dieu possède le sens de l’humour.

Il faut dire que la bestiole a un parcours évolutif assez particulier (Si vous êtes créationniste, vous pouvez sauter d’une falaise ce paragraphe). En effet ils font partie des deux dernières familles survivantes du groupe des Monotrèmes, qui remonte directement aux premiers mammifères, avant la distinction entre Placentaires et Marsupiaux. C’est d’ailleurs le seul groupe de mammifères qui soient ovipares.

Avec son bec de canard, ses pattes de loutres et sa queue de castor, coté bizarrerie c’est déjà gagné. Mais saviez vous qu’il présente des caractéristiques encore plus étonnantes ?

En effet, l’un de leur sens les plus développé est… roulement de tambours… PAF ! l’électrolocalisation. Grâce aux électrorécepteurs situés à l’arrière de leur bec, et aux mécanorécepteurs placés un peu partout ils peuvent détecter la distance et la position des champs électriques. Et tout ceux qui ont vu Matrix savent que les êtres vivants produisent de l’électricité en permanence. C’est quand même vachement pratique parce qu’ils peuvent ainsi détecter leurs proies sous l’eau tout en gardant les yeux et les oreilles fermées.

Ouais parce que ces bestioles sont carnivores. Ils se nourrissent de divers crustacés d’eau douce, de vers, et de larves. Ils ne mangent pas leurs victimes immédiatement, ils les stockent d’abord dans leurs bajoues (oui oui comme les hamsters) pour pouvoir ensuite les déguster tranquillement une fois revenus au bord de l’eau.

Ils font partie des très rares mammifères à sécréter du venin et sont les seuls à posséder des dards à venin spécifiques. Ceux-ci sont disposés à l’arrière de leurs pattes postérieures. La piqûre n’est pas mortelle pour l’homme, mais est extrêmement douloureuse, et peut laisser des œdèmes persistants plusieurs mois. Elle est tout de même létale pour des animaux de la taille d’un chien.

Endémiques de l’Australie, ils vivent principalement la nuit, et dorment dans des terriers creusés très près du bord de l’eau. En période de reproduction, la femelle fécondée, se creuse un nouveau terrier plus éloigné de la berge, et d’une profondeur d’environ vingt mètres. Elle dépose ses deux ou trois œuf au fond et crée des bouchons de terre à intervalle réguliers dans le terrier. Elle les reconstitue à chaque fois qu’elle sort pour se nourrir. Elle couve les œufs pendant une dizaine de jours, après l’éclosion, les petits restent dans le terrier jusqu’à l’âge de 4 mois où ils commencent à s’aventurer à l’extérieur.

Ne sont ils pas mignons ?

Regardez les dans leur nid, c’est encore plus “kawaii” comme disent les russes :

Physalia physalis

Mercredi 15 mai 2013

Les anglais l’appellent Man-O-War, ce qui n’a absolument rien à voir avec le groupe de Heavy Metal. Mais bon une image quand même, juste pour le plaisir.

Cette créature étrange également appelée Physalie ou Galère portugaise, est en fait composée de plusieurs organismes différents qui ont chacun une fonction.

Ces colonies de polypes s’appellent des siphonophores.

Avec son apparence très spatiale, la Physalie se compose de quatre polypes différents, appelés aussi “zooïdes”.

Le flotteur et sa voile sont composées d’un aspidozoïde mesurant de 10 à 20cm, auquel sont rattachés les autres.

Les dactylozooïdes forment les tentacules urticantes de l’animal, et dont le contact est extrêmement douloureux pour l’homme, voire mortel dans certains cas. Ils mesurent en général dix mètres de longs mais peuvent aller de 5 à 50 mètres. Ils se chargent de tuer les proies qui s’aventurent trop près et de les acheminer vers les gastrozooïdes qui les digèrent grâce à des enzymes et redistribuent aux autres polypes de la colonie.

Enfin les gonozooïdes se chargent de la reproduction, et créent de nouvelles colonies par gemmiparité.

Cette espèce a été initialement décrite par Carl von Linné en 1758 que vous connaissez déjà pour avoir découvert les dragons volants.

Son comportement est particulièrement simpliste, elle se laisse pousser par le vent et les courants marins en laissant trainer ses tentacules urticantes qui agissent comme un filet de pèche.

Comme pour les anémones de mer, plusieurs espèces de poissons immunisés trouvent refuge entre les filaments mortels. Notamment le très connu poisson-clown, la carangue grasse et surtout le poisson-physalie qui ne vit qu’au milieu de ses tentacules en se nourrissant des restes de nourritures de Physalia physalis.

Ses principaux prédateurs sont la caouanne protégée du poison par sa peau épaisse et ses écailles, la janthine et votre nudibranche préféré : glaucus atlanticus.

La pieuvre tremoctopus est immunisée contre le venin des physalies et la femelle est connue pour arracher ses filaments pour s’en servir à son propre compte.

Pour finir, la traditionnelle vidéo :

Cryptoprocta ferox

Lundi 15 avril 2013

Un nom qui flaire bon les films gores italiens du début des années 80.

Même si cet animal, dont le nom vernaculaire est fossa, peut se montrer très mignon :

Alors… voyons voir, il doit bien y avoir des trucs bizarres à raconter sur cette bestiole.

Bon déjà il y a son apparence, il ressemble un peu à la fusion d’un puma et d’une loutre, au premier coup d’œil on a du mal à le placer dans l’arbre de l’évolution. D’ailleurs même les spécialistes se sont longtemps creusés la tête pour savoir d’où sortais cette créature.

En effet il faut savoir que sa lignée évolutive s’est séparée des autres carnivores il y a environ 20 millions d’années avec d’autres espèces regroupées dans la famille des Eupleridae; qui correspond en fait aux espèces de carnivores endémiques de Madagascar; et qui forment ce que l’on appelle un clade.

Redoutable chasseur solitaire, efficace aussi bien dans les arbres qu’au sol, son régime alimentaire est essentiellement composé de lémuriens, mais aussi de mammifères insectivores ou de rongeurs.

Bon, maintenant passons aux choses sérieuses, pour attirer des lecteurs on va parler un peu de sexe, ça vous va ?

Le pénis du fossa est en effet un peu particulier, déjà il est tellement long que l’extrémité peut arriver jusqu’entre les pattes avant. Sachant qu’un adulte mesure environ 75cm sans la queue, on imagine aisément la taille de l’engin. Ensuite, il y a un os dedans, oui oui, d’ailleurs ça s’appelle un baculum. Le gland qui fait environ la moitié de la longueur totale du phallus est recouvert de pointes. En bref ces bestioles se baladent avec une putain de morgenstern entre les jambes. Mais ce n’est pas tout ! Les jeunes femelles possèdent un clitoris de même forme et taille que le pénis des mâles, avec tout le matos qui va avec, l’os clitoridien, le gland clouté etc…

Beaucoup moins mignon l’animal hein ?

Leur parade nuptiale, est assez inédite dans le monde des carnivores.

La femelle se choisit un bon arbre bien classe, avec des grosses branches horizontales et solides, auquel elle reviendra à chaque période d’accouplement.

Elle se cale tranquille dessus comme une princesse disney en haut de son donjon. Jusqu’à huit mâles vont venir se disputer ses faveurs en trainant autour, criant, grognant, se menaçant les uns les autres; bref en faisant les kékés.

Lorsque la femelle s’en est trouvé un à son goût, elle s’accouplera avec lui, perchés dans l’arbre jusqu’à 4 fois d’affilée jusqu’à un temps total d’accouplement pouvant atteindre 14 heures. Elle reviendra à cet arbre pendant une période pouvant aller jusqu’à une semaine pour s’accoupler avec d’autres mâles.

Pendant toute la période de rut, les mâles comme les femelles sécrètent une substance rouge qui donne une couleur orangée à leur ventre.

L’espèce as été décrite pour la première fois par le zoologiste britannique Edward Turner Bennett en 1833 grâce à des échantillons et observations envoyées par Charles Telfair un naturalise irlandais.

Et pour finir, la traditionnelle petite vidéo :